03.08.2008
Résultats de la consultation des adhérents du Mouvement Démocrate
26 Juillet 2008
François Bayrou a exprimé vendredi sa satisfaction après l'approbation par les adhérents de son parti d'une motion "d'orientation politique" qui, selon lui, le conforte face à ses opposants internes. "15.629 adhérents", soit "25 à 30%" des membres du parti, "ont pris la peine de participer au scrutin" organisé par correspondance, et la quasi-totalité d'entre eux ont approuvé la motion". "Contrairement à ce qu'un certain nombre de gens racontaient, le soutien des adhérents" à la stratégie d'indépendance du MoDem est "non seulement massif mais presque unanime", a-t-il déclaré. "Ce choix profond qui était le mien de sortir de la dépendance" des alliances avec la droite "pour entrer dans l'indépendance, c'est le choix profond des adhérents". François Bayrou avait décidé d'organiser cette consultation après les municipales, pour faire face à des contestations internes sur sa stratégie. Mais aucune autre motion n'a finalement été soumise au vote. La sienne défend l'élaboration d'"un projet politique démocrate et indépendant". Le député européen Thierry Cornillet, partisan d'une "renaissance de l'UDF", qui devait présenter une contribution, y a finalement renoncé.
Au terme des opérations de dépouillement, le Comité de Conciliation et de Contrôle a proclamé les résultats du vote sur la contribution soumise aux adhérents par M. François Bayrou :
Nombre de votants : 15629 (Enveloppes reçues dans les délais)
Nombre de suffrages constatés : 15626
Blancs et nuls : 168
Suffrages exprimés : 15458
Contribution de M. François BAYROU
J’approuve 15322 (98%)
Je n’approuve pas 136 (2%)
10:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem Brest, Guipavas, UDF, Finistère
18.05.2008
François Bayrou interpelle le Nouveau Centre
Le président du MoDem a mis, hier, le Nouveau Centre au défi de « rester fidèle à ses idées », lors du vote sur la réforme des institutions. Il a rappelé avoir défendu, pendant la campagne présidentielle, l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et l'interdiction pour l'État de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession. Ces combats sont, estime-t-il, aujourd'hui poursuivis par le Nouveau Centre. Le MoDem organise, le 8 juin, à Paris, une journée consacrée à l'Europe, « un an exactement avant les élections européennes ».
18:46 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem Guipavas
24.04.2008
"Les Français veulent de la profondeur, pas de l'apparence"
jeudi 24 avril 2008, mis à jour à 12:34 LEXPRESS.fr
Sondage
Les Français aimeraient voir Bayrou à Matignon
Un sondage Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié ce jeudi, montre que les Français apprécieraient François Bayrou au poste de Premier ministre. Ils se disent aussi majoritairement insatisfaits du bilan de la première année de Nicolas Sarkozy.
Selon un sondage CSA publié dans Le Parisien-Aujourd'hui en France de ce jeudi, le président du MoDem serait le préféré des Français pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Dati dernière
L'enquête, réalisée les 16 et 17 avril selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 1006 personnes, révèle en effet que 39% des Français souhaitent que François Bayrou soit le chef du gouvernement parmi huit personnalités (58% ne le souhaitent pas). Il devance de deux points le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (37% contre 59%) et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie (34% contre 61%). Suivent l'ancien Premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé (33% pour, 64% contre), Jean-Louis Borloo (31% pour, 61% contre). Dominique de Villepin (29%), Xavier Bertrand (24%) et Rachida Dati (20%) ferment le ban.
Un an après l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence, François Bayrou revient, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, sur les raisons de la baisse de popularité du chef de l'Etat.
"Les Français veulent de la profondeur, pas de l'apparence"
Interrogé sur la chute dans les sondages du chef de l'Etat, le leader du MoDem explique que "le problème est à l'origine dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France: un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l'apparence".
Bayrou se montre également sceptique quant au changement de style amorcé par le président après la cuisante défaite de la droite aux municipales. "Un homme peut-il changer en profondeur? Franchement je n'y crois guère", affirme Bayrou.
16:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Brest, guipavas
12.04.2008
La farce du 1er avril : l'hégémonie du PS
La séance du conseil municipal avait pourtant bien commencé. il s'agissait de désigner les représentants dans les Commissions municipales et les délégués du Conseil à la Communauté urbaine BREST METROPOLE OCEANE. D'emblée, le maire Alain Queffellec feint de jouer l'ouverture. "il y a de la place pour tout le monde" dit-il. Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'en privé, dans son bureau, il a demandé aux deux groupes de la minorité de se mettre d'accord afin que l'opposition puisse avoir un siège à BMO. Ce qu'il savait impossible.
Mais le jeu du parti socialiste était bien rodé. il l'avait déjà expérimenté à Kerhuon et à Plouzané. leur objectif obtenir une majorité telle qu'aucune décision ne pourra souffrir de remarque ou de critique. Ce n'est plus un majorité c'est une hégémonie. le parti socialiste est un parti usant de la toute puissance.
Ainsi, à Guipavas, le maire n'ayant pas voulu organiser la représentation au conseil d'agglomération de façon a ce que toutes les tendances s'y retrouvent porte la responsabilité de ce déni démocratique. en effet, l'équipe en place n'a finalement obtenu que 47% des suffrages tandis que les deux autres listes totalisent 53%. ce qui revient à dire que seule une minorité des Guipavasiens est représentée à BMO.
En séance publique, Emmanuel Morucci a demandé au maire Queffellec de solliciter le président de BMO afin que des demarches soient entreprises au niveau national afin que les délégués des communautés d'agglomérations soient élus au suffrage universel mais qu'aussi des moyens soient proposés afin que toutes les tendances soient representée au Conseil communautaire. Alors qu'il y a des Verts , des communistes, des UDB, le Modem qui a obtenu sur son propre nom des scores bien suppérieur à ce que ces autres partis ont pu obtenir n'a aucun representant.
le maire a aussi dit en séance publique que "ce ne sont pas les Guipavasiens qui l'intéressent mais le devenir de l'agglomération". Sans doute est une difficulté de langage. Mais les Guipavasiens apprécieront.
Voilà une bonne raison de se battre pour la démocratie. certains savent en parler savament mais ne l'applique pas. Le projet du Modem, énoncé clairement lors des législatives et des municipales c'est que toutes les expressions et identités puissent se retouver au sein des représentations.
Au PS on ne sait pas faire cela. Enfin cela depend de la tendance. on s'y perd. Pierre Moscovici, disait, sur les antennes de RCF, vouloir qu'une discussion se fasse avec les centristes du Modem afin de travailler ensemble. C'est un discours de socialsite d'après les élections. dans la perspective des senatoriales sans doute.
Le temps de discuter, les Socialistes l'ont eu. Avant les municipales et tout de suite après les municipales comme le souhaitait un autre responsable du PS (mais d'une autre tendance). A Brest et à Guipavas ils l'ont eu au moment de constituer le coseil de cub. Mais il est vrai que le PS dédaigne le Modem. ce n'est pas un parti politique avait dit, avec mépris, durant la campagne des municipales, François Cuillandre.
12:30 Publié dans Mode d'élection des conseillers communautaires à | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, guipavas, Brest, BMO, Communauté urbaine
lettre adressée à monsieur François Cuillandre
2008-04-11
Emmanuel Morucci
Conseiller municipal Modem de Guipavas
A
Monsieur François Cuillandre
Président de Brest Métropole Océane
Communauté urbaine de Brest
Monsieur le président,
Comme il est d’usage, chaque conseil municipal des villes membres de la Communauté urbaine de Brest a désigné ses représentants à Brest Métropole Océane.
Je constate avec regret que la représentation des habitants et très inégales entre, d’une part, la ville centre et les autres communes et, d’autre part, au sein même des communes le mode d’élection donne la totalité des sièges aux majorités.
Je constate et regrette également, qu’il n’y a pas eu, face aux exigences légales, une quelconque volonté d’organiser les représentations afin que toutes les identités et sensibilités exprimées par les listes candidates puissent participer au devenir de notre agglomération et ainsi faire que l’ensemble des populations ait une voix à l’assemblée communautaire.
Ainsi, et je prends l’exemple de Guipavas, bien que le maire PS ait annoncé qu’il y avait de la place pour tout le monde, il a fait le choix d’une représentation de 47% de la population et aucune place n’a été accordée ni à la liste du maire sortant ni à celle du centre-gauche/Modem représentant ensemble 53%.
Sur le sujet, indélicat ou ignorant, le conseil du maire à été de dire que « l’opposition se débrouille pour designer quelqu’un » sachant pertinemment que compte tenu des sensibilités cela était impossible. L’effet final est que le parti socialiste n’est pas seulement en majorité dans les instances intercommunales mais bien en situation hégémonique.
Au jour où vous allez installer le nouveau conseil communautaire, je vous demande d’intervenir auprès des parlementaires et du gouvernement afin que cette situation ne perdure pas et qu’un autre mode de désignation des élus intervienne au cours de ce mandat. Il me semble, en effet, que les élus communautaires doivent être élus au suffrage universel par liste territoriale à la proportionnelle.
Ainsi l’ensemble des habitants de Brest métropole océane seront vraiment représentés dans l’instance qui travaille à leur devenir commun, à celui de la région dans les compétences qui sont le siennes tant à un niveau global que local.
J’avais, en séance publique du conseil municipal de Guipavas demandé au maire de Guipavas, monsieur Queffellec de vous transmettre cette demande.
Dans l’attente, il serait intéressant que vous proposiez des solutions concrètes afin de permettre l’expression de la démocratie de toutes les sensibilités politiques dans la perspective communautaire. Je vous rappelle qu’avec 23% au premier tour et 17% au second la liste Guipavas Arc en ciel n’a aucun représentant à BMO. La situation est identique dans d’autres communes de l’agglomération.
De mon côté, je vais poursuivre mes démarches afin que le mode de désignation des conseiller d’agglomération soit modifié en France.
Je reste pour ma part à votre entière disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur le président, en l’expression de mes plus cordiales salutations.
Emmanuel Morucci, Conseiller Municipal (Modem)de la Ville de Guipavas
12:17 Publié dans Mode d'élection des conseillers communautaires à | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, guipavas, Brest, BMO, Communauté urbaine
30.03.2008
Analyse des élections municipales et cantonales en Finistère
Analyse du Premier tour (édition du 11 Mars):
Le premier tour des municipales a été plutôt bénéfique à la gauche. A Brest, le maire sortant PS, François Cuillandre, paraît assuré de sa réélection avec 45,79% des suffrages. Et la gauche créé un double évènement dans la communauté urbaine de Brest : les candidats socialistes sont élus dès le premier tour au Relecq- Kerhuon –détenu jusqu’ici par un maire divers droite – et à Plouzané, contre le maire sortant membre du MoDem. A Guipavas, la gauche est aussi en mesure de l’emporter contre le maire sortant (div.droite). Enfin, à PLougastel-Daoulas, le maire sortant Dominique Cap (div. Droite) est en tête mais le second tour s’annonce serré.
A Quimper, le socialiste Bernard Poignant, maire jusqu’en 1995, pourrait l’emporter face au candidat UMP s’il est soutenu par les Verts (16,80%). Idem à Morlaix où Michel le Goff, successeur de Maryse Lebranchu, ancien garde des Sceaux, devra s’assurer du soutien de la gauche «écologique et citoyenne » (25,25%) pour garder la Mairie. A Carhaix, traditionnellement à gauche, la primaire entre Richard Ferrand (PS) et Christian Troadec, maire sortant (div.gauche) et président du Festival des Vieilles Charrues, a tourné à l’avantage de ce dernier. A Quimperlé, l’extrême gauche (15%), jouera les arbitres tandis qu’à Concarneau, Jean-Paul Le Roux (PS) peut gagner. En revanche, Monique Prévost (app. PS), maire sortante de Douarnenez, qui avait ramené la ville à gauche en 2001, est batture par un candidat UMP.
Analyse du Second Tour (édition du 18 mars) :
Si la gauche récupère Quimper et conserve Brest, elle perd Morlaix et plusieurs autres villes moyennes. C’est le résultat de « l’usure » de certains dirigeants socialistes ou de triangulaires. La gauche devra donc surtout se satisfaire de sa victoire dans les deux principales villes du département. A Brest, François Cuillandre, maire sortant PS, obtient 60,68% (plus de trois points de plus qu’en 2001) face à une droite divisée. A Quimper, le socialiste Bernard Poignant reprend la ville à l’UMP grâce à une fusion avec les Verts qui avaient recueilli 16,8% des suffrages le 9 mars.
La gauche gagne Guipavas, garde Carhaix et perd Morlaix. Michel Le Goff, successeur PS la mairie de l’ancienne Garde des Sceaux, Maryse Lebranchu, espérait gagner après avoir fusionné avec une liste verte élargie (écologie et alternative, 25,25% des voix au premier tour). Mais il a été battu par Agnès Le Brun (div. Droite).
A Concarneau, traditionnellement à gauche, Jean-Paul Le Roux n’a pas réussi à prendre le relais du député PS Gilbert Le Bris, en dépit d’un accord avec les Verts. Châteaulin et Landerneau passent aussi à droite, la seconde étant gagnée par Patrick Leclerc (div dr).
Enfin, à Quimperlé, malgré un changement de tête de liste après le premier tour, le PS a été battu par la liste emmenée par Alain Pennec (divers). La LCR, forte de ses 15,29% au premier dans une ville qui a connu des restructurations industrielles, avait décidé de se maintenir.
Nouvelle composition du Conseil général du Finistère :
36 PS, 4 DVG, 1 MoDem ( Michel Canévet – canton de Plogastel – Saint Germain - élu au premier tour), 3 DVD, 10 UMP
soit 40 majorité départementale (PS + DVG) – 13 Opposition départementale - 1 MoDem Non inscrit (?)
élection du Président : 39 pour – 15 abstentions
Président réélu : Pierre Maille
12:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, guipavas, brest
18.03.2008
Les deux seuls genres en politique
Lu sur Agora Vox
Ça ne vous aura pas échappé, à l’occasion des municipales 2008 nous avons assisté à une première en politique : en effet pour la première fois dans une élection française une force politique importante, le MoDem, n’a pas répondu aux schémas classiques d’alliances exclusives. Que ce soit dans ses alliances protéiformes - MoDem-PS, MoDem-UMP, MoDem-PS-PC, MoDem-PC, etc. - que dans ses choix d’autonomie justement en rupture au regard des stratégies ordinaires d’alliance avec l’un ou l’autre des deux courants idéologiques du paysage politique, à savoir la gauche ou la droite. Bayrou nous avait déjà fait le coup du « ni-ni », mais là on est plutôt dans le « ni-ni-et-et ». De quoi rendre un positionnement totalement incompréhensible et bien que les enjeux des municipales soient avant tout locaux, au plan national ça donne soit l’impression d’un machin politicien et opportuniste (pléonasme ?), qui cherche seulement à monnayer son petit capital de voix contre un maximum de sièges, soit d’un club de revanchards ayant perdu leur place ailleurs ou n’ayant jamais pu l’obtenir. Voilà en surface l’impression que ça peut donner. Mais au moins cette originalité a eu le mérite de faire apparaître un nouveau genre en politique, ouvert au dialogue à toutes les sensibilités ou refusant d’adhérer à une pensée lobbyiste. Car voilà finalement les deux seuls genres en politique : être démocrate ou faire du lobbying.
Commençons par le second genre, le seul finalement que nous ayons connu jusqu’ici : le lobbying. Qu’on ne s’y trompe pas, la gauche et la droite sont des dogmes lobbyistes qu’on pourrait vulgariser ainsi : d’un côté le lobby collectiviste de ceux qui n’ont pas les moyens de faire évoluer seuls leur condition (pas forcément les plus désœuvrés), de l’autre le lobby capitaliste de ceux qui ne souhaitent pas partager le fruit de leur labeur. Bien sûr à des degrés différents et dans un idéal plus ou moins radical. Plus largement, il existe de très nombreux lobbys, également présents dans le débat politique : les lobbys religieux, les lobbys syndicalistes, les lobbys indépendantistes, etc. Le principe du lobbying est simple : on attend de son combat partisan une victoire pour mieux servir son idéal et bien entendu ses intérêts individuels ou corporatistes, par exemple « si je vote pour la droite je payerai moins d’impôts ». L’activation d’un militantisme ou d’une sympathie lobbyiste peut se trouver également motivée par la volonté de combattre un lobbying antagoniste et d’en atténuer ainsi les effets : par exemple une frange non négligeable d’électeurs alterne un vote de gauche et de droite selon que la situation leur paraît plus à l’avantage des collectivistes ou des capitalistes, provoquant ainsi les nombreuses alternances gauche-droite au pouvoir. Le lobbying trouve souvent son origine dans la condition sociale, mais également dans l’éducation, dans son réseau ou dans l’extrapolation médiatique de certaines problématiques par exemple. En politique, le lobbying aboutit généralement à de l’immobilisme ou du réformisme sclérosant : en effet, lorsque les intérêts d’un individu ou d’un groupe d’individu sont menacés, le lobbying s’active soit par la grève, les manifestations, le vote sanction, etc. Du coup, le pouvoir est souvent contraint d’abandonner un projet de réforme ou de l’accompagner de mesures d’équilibrage qui annulent souvent le bénéfice général de ladite réforme. Bref, on n’avance pas beaucoup avec ce premier genre en politique qui, rappelons-le, est le seul genre que nous avons connu jusqu’ici et qui entretient un conservatisme de petit progrès, les promesses de grandes réformes aboutissant généralement à un pétard mouillé voire à une régression collective. Or, le monde connaît une évolution de plus en plus rapide et menaçante pour les équilibres fondamentaux, celui de l’environnement en premier chef. Donc, il paraît de plus en plus irresponsable car fatal de s’inscrire dans cette démarche de pensée lobbyiste dans laquelle on s’enlise sans inverser l’évolution négative et massive de la société. On savait le lobbying souvent utopique, mais le conservatisme qui en accepte le jeu l’est tout autant.
Or, il existe un nouveau genre en politique, celui précisément de François Bayrou et du Mouvement Démocrate. Bien que l’illustration n’ait peut-être pas été très claire jusqu’ici... Ce nouveau genre est pourtant simple : il s’agit d’être démocrate. Vous allez me dire : « mais nous sommes tous démocrates ! ». Pas exactement, car pour être réellement démocrate il s’agit de lutter contre tous les lobbys, y compris le lobby de sa propre pensée. Etre démocrate, c’est considérer le peuple et son évolution dans son ensemble, dans l’intérêt général, donc en faisant abstraction de ses propres idéaux personnels sur des sujets précis et bien entendu de ses propres intérêts individuels. Plus compliqué déjà. Mais pas en faisant abstraction de ses connaissances et de son expérience, surtout pas, car être démocrate c’est accepter le dialogue et y contribuer du mieux possible, en apportant des arguments objectifs, des éclairages empiriques, des raisonnements logiques. Le démocrate ne se pose pas la question de savoir si une solution est plutôt de gauche ou de droite, plutôt comme ci ou comme ça, il se demande simplement s’il s’agit d’une bonne solution et surtout de la meilleure. Et méfiez-vous des renards à plumes ! Car beaucoup se revendiquent de l’ouverture, de l’humanisme, etc. En réalité, dès que vous abordez un sujet précis qui touche le lobbying persistant de leur propre pensée, ceux-là mêmes qui se disent démocrates ferment rapidement la discussion. A l’aide d’exagérations fantasmagoriques - « on va tous finir comme ci ou comme ça », de références littéraires ou cinématographiques - Bienvenue à Gattaca, 1984, etc., d’illustres et funestes références historiques comme le nazisme ou les révolutions communistes - principe du point Godwin, ou bien en s’appuyant sur de fausses données scientifiques. Dès lors, le ton monte, le dialogue tourne court et le lobbying triomphe. Pas facile d’envisager qu’une mesure démocratique ne soit pas à leur avantage personnel ou à celui de leur corporation. Pourtant, il en va de la survie collective et au regard de la gravité des bouleversements actuels, il faudra bien accepter le dialogue et l’ouverture d’esprit, pour le bien de tous et non plus seulement de sa propre personne. Sinon, par la force des choses sur lesquelles nous n’agissons plus, nous y perdrons tous chacun notre tour et au final dans notre ensemble.
La démonstration politicienne du MoDem aux municipales aurait certainement mérité une meilleure explication au préalable, voilà qui est fait. Maintenant, à l’heure où 90 % des électeurs se portent encore vers un genre lobbyiste, le développement du vote démocrate serait une véritable révolution, une révolution démocrate.
22:32 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, Guipavas, brest, BMO, municipales







