12.04.2008

La farce du 1er avril : l'hégémonie du PS

La séance du conseil municipal avait pourtant bien commencé. il s'agissait de désigner les représentants dans les Commissions municipales et les délégués du Conseil à la Communauté urbaine BREST METROPOLE OCEANE. D'emblée, le maire Alain Queffellec feint de jouer l'ouverture. "il y a de la place pour tout le monde" dit-il. Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'en privé, dans son bureau, il a demandé aux deux groupes de la minorité de se mettre d'accord afin que l'opposition puisse avoir un siège à BMO. Ce qu'il savait impossible.

Mais le jeu du parti socialiste était bien rodé. il l'avait déjà expérimenté à Kerhuon et à Plouzané. leur objectif obtenir une majorité telle qu'aucune décision ne pourra souffrir de remarque ou de critique. Ce n'est plus un majorité c'est une hégémonie. le parti socialiste est un parti usant de la toute puissance.

Ainsi, à Guipavas, le maire n'ayant pas voulu organiser la représentation au conseil d'agglomération de façon a ce que toutes les tendances s'y retrouvent porte la responsabilité de ce déni démocratique. en effet, l'équipe en place n'a finalement obtenu que 47% des suffrages tandis que les deux autres listes totalisent 53%. ce qui revient à dire que seule une minorité des Guipavasiens est représentée à BMO.

En séance publique, Emmanuel Morucci a demandé au maire Queffellec de solliciter le président de BMO afin que des demarches soient entreprises au niveau national afin que les délégués des communautés d'agglomérations soient élus au suffrage universel mais qu'aussi des moyens soient proposés afin que toutes les tendances soient representée au Conseil communautaire. Alors qu'il y a des Verts , des communistes, des UDB, le Modem qui a obtenu sur son propre nom des scores bien suppérieur à ce que ces autres partis ont pu obtenir n'a aucun representant.

le maire a aussi dit en séance publique que "ce ne sont pas les Guipavasiens qui l'intéressent mais le devenir de l'agglomération". Sans doute est une difficulté de langage. Mais les Guipavasiens apprécieront.

Voilà une bonne raison de se battre pour la démocratie. certains savent en parler savament mais ne l'applique pas. Le projet du Modem, énoncé clairement lors des législatives et des municipales c'est que toutes les expressions et identités puissent se retouver au sein des représentations.

Au PS on ne sait pas faire cela. Enfin cela depend de la tendance. on s'y perd. Pierre Moscovici, disait, sur les antennes de RCF, vouloir qu'une discussion se fasse avec les centristes du Modem afin de travailler ensemble. C'est un discours de socialsite d'après les élections. dans la perspective des senatoriales sans doute.

Le temps de discuter, les Socialistes l'ont eu. Avant les municipales et tout de suite après les municipales comme le souhaitait un autre responsable du PS (mais d'une autre tendance). A Brest et à Guipavas ils l'ont eu au moment de constituer le coseil de cub. Mais il est vrai que le PS dédaigne le Modem. ce n'est pas un parti politique avait dit, avec mépris, durant la campagne des municipales, François Cuillandre.

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